• Mon Chêne.

    Mon Chêne. 

    Chêne.

     

    « Quel est ton âge ? »

    Son feuillage se gonfle du vent léger…

    « Sans doute, n’as-tu pas de nom ! Non ? »

    Et la bise se retire poliment sans bruit…

     

    Un matin d’été, ma route passait à ses pieds.

    Sac à terre, assis sur ses racines, j’ai levé la tête.

    Majestueusement, noblement, dignement,

    Le chêne a ouvert mon cœur : amour d’un arbre !

    Il m’a salué, à sa façon, lentement, docilement,

    Dans le souffle d’un air frais.

    De son volume, de sa puissance, de sa force végétale,

    Il en a fait un édredon, soyeux, doux et léger.

    J’y ai posé mes yeux et mon cœur,

    Alors que ma raison sévère, depuis trop longtemps,

    Criait à l’imposture, au délire, au martyre !

    Sentant mes contradictions, ma guerre intime,

    Mon chêne par moult révérences m’a encouragé.

    Une amitié bizarre s’est installée entre nous.

    J’ai alors entendu le silence de la nature,

    J’ai ressenti l’onde terrestre, sa puissance médiatrice

    S’alliant à celle du ciel, à la beauté, à l’harmonie…

    « Quel est ton âge ? »

    Son feuillage se gonfle du vent léger…

     

    L*B.

     

    « La fleur des mâlesFer »

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