• Elle se tait

     

    Elle se tait

    Non elle n'aime pas les révolutions

     Elle se tait elle se lézarde

    Elle s'emmure se sauvegarde

    Gémissant par distraction

    Apeurée par vos considérations

     

    De sa vie jamais elle n'ose

    Parler bouger en terre inconnue

    Sa bouche est toujours close

    Car pour elle tout est retenue

     

    Résignée devant tant d'injustice

    Elle ne sait hurler sa détermination

    Persuadée qu'ici tout est police

    Que le monde n'est qu'interdiction

     

    Mais son secret bonheur est un partage

    De ses amours nées d'un doux mariage

    Seule avec celui qui se voudrait être sage

    Elle prouve qu'en son cœur tout est courage

     

    Mais elle n'aime pas les révolutions

     

    L*B.


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  • Décider.

     

    Décider.

    Entre terre et ciel…

     

    Pour un bout de terre, pour une part de ciel,

    Des hommes se battent cruellement.

    Pour un bout de terre, pour une part de ciel,

    Des hommes entraînent nos vies vers le néant.

     

    Pour un bout de terre,

    Avides de posséder,

    Ils modifient les frontières

    Et ne craignent pas de tuer.

     

    Pour une part du ciel,

    Avides de diriger,

    Ils prêchent l'immatériel,

    Certains de ne pas se tromper.

     

    Entre terre et ciel,

    J'aimerais décider

    De mon bien être matériel

    Et de mes divines pensées.

     

    Les guerres portent toutes un nom,

    Celle de cent ans à celles de religions.

    La prochaine me donnera raison

    La guerre éclair : la guerre des cons…

     

    Entre ciel et terre…

     

    L*B.

     


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  • C'est…

    C'est…

     

    Sans rire, sans dire, sans écrire

    Les yeux baissés sur ton passé,

    Le nez dans tes regrets secrets

    Tu es pessimiste à te maudire.

    Où sont tes dessins, tes mots d'humour ?

    Tu as muselé ta muse, ta petite fiancée...

    Reviens vite à tes premières amours.

    Chasse de toi l'intruse aux viles idées.

    Regarde toi enfin, encore, dans ton miroir…

    Chasse de ton imagination tant de désespoir.

    Pourquoi se massacrer l'esprit avec illusion,

    Se rendre malade du temps… sans raison,

    Noirci un futur, encourager les trublions ?

    Oui, perdre la foi, subir le désespoir...

    Quand les matins ressemblent à des soirs

     

     

    L*B.


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  • Bonjour tristesse

     

    Bonjour tristesse

    Oui je suis triste

    Comme le clown hors piste

    Toujours affublé de mon nez rouge

    Ainsi masqué je ne bouge

    Sous le harcèlement des pensées

    Se cachent mes plus belles idées

    Mais à quoi bon philosopher dans le rond

    Quand le rire échappe aux cons

    Ainsi je devise sur l’humour inconnu

    Tombeau du mémorial des obtus

    Dont la pensée se décline duale

    Sans nuance souvent fécale

    Oui je suis triste

    Comme un clown cartooniste

     

    L*B.

     


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  •  Zététique.

     

    Zététique.

    Zut... La zététique m'interpelle de nouveau

    Le doute me prend et emplit mon cerveau.

    Je m'interroge et deviens sceptique,

    Sur ces croyances si peu scientifiques.

     

    Faut-il croire aux soins par homéopathie,

    A l'ufologie, à l'astrologie, à la graphologie...

    Aux magnétiseurs, à tous ces rigolos

    Qui prennent votre bon sens et vos euros ?

     

    De belles intelligences vivent la pollution

    De ces rêveries sectaires et hors raison.

    J'ai subi leurs sarcasmes et leur trahison.

    Je mets en garde et crie fort : attention !

     

    Oui... La zététique m'interpelle de nouveau

    Je suis un "cherchant" modeste, sans drapeau.

     

    L*B.


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  • Peur

     

    Peur

    Malmené par la naissance

    Au bord du vide de l’impatience

    La tête dans tes seins

    La peur

    Maltraité par l’adolescence

    Le cœur éclaté sous appétence

    La tête dans leurs reins

    La peur

    Devant l’emprise de la licence

    Subir de multiples insolences

    La tête dans les mains

    La peur

    Trahi par de fausses innocences

    Le coup tendu sous la potence

    La tête dans le luzin

    La peur

    Entre retenue et concupiscence

    Alarmé par la déchéance

    La tête dans le chagrin

    La peur

     

     L*B.


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  • Moi, je !

     

    Moi, je !

    Vous le connaissez sans doute,

    Celui qui sans arrêt se trouve en déroute.

    Chaque jour il se plaint sans cesse,

    Il serait le seul, en avoir plein… les fesses.

     

    L’égotiste de la persécution sociale

    Ramène tout à sa petite personne.

    Sans se préoccuper des choses primordiales.

    Nous savons qu’il est le roi de la déconne.

     

    Dans sa bulle hermétique à autrui,

    Il se gargarise de ses petits maux

    Sans compassion comme un abruti

    Il pleure ses bobos, ses bobos, ses bobos !

     

    LB

     


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  • Bravitude

     

    Bravitude

      

    J'apprends, à chaque instant, de ma langue mère…

    Pivot pleure cent mots perdus, ceux de naguère !

    Le slam, au présent, invente son vocabulaire…

    Comment m'y reconnaître sans abécédaire ?

    Les dictionnaires encombrent mon bureau

    L'orthographe et la syntaxe sont mes bourreaux.

    Qu'une faute grave s'échappe de ma plume,

    Me voilà honteux, encore plein d'amertume.

    A coups de passé simple et de subjonctifs,

    Mon maître d'école m'a donné les amours

    Des verbes au présent et même à l'infinitif !

    Oui, jouer des maux et des mots toujours…

    Ici, la "bravitude" remplace les carabistouilles…

    La forme pronominale, toujours, m'embrouille…

    Et que dire des participes présents,

    Quand la mémoire s'échappe bêtement ?

    Même si le français, me donne des sueurs,

    Laborieusement, je veux pourtant t'écrire…

    Quand l'étranger s'en fait une langue soeur,

    Dans la fraternité des mots, il nous faut… s'aimer !

     

    L*B.


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  • Sur la pointe des pieds.

     

    Sur la pointe des pieds.

     




     

     

    Sur la pointe des pieds, en silence, je pars.

    Au rendez-vous du ciel suis-je en retard ?

    Qu'importe, ici, chaque jour, ce monde m'ignore,

    Alors, alors, je retiens mon souffle et... je sors.

     

    Sur la pointe des pieds, droit, seul, je m'élance...

    Sans regret, sans amertume, j'ai eu cette chance,

    D'éviter les pièges du labyrinthe et de ses passions.

    Craignant toujours l'ignorance et ses compromissions.

     

    Sur la pointe des pieds, je m'élève enfin vers ce ciel

    Qui de ma vie n'a jamais répondu à mes questions...

    Je m'éloigne, radieux de cette terre trop superficielle

    Qui trop vieille, je trouve, n'a jamais tourné bien rond..

     

    Sur la pointe des pieds, je ne salue pas la traîtrise,

    Le mensonge, la haine, l'imbécillité, et plus encore...

    De ceux qui à notre égard, et en pleine crise

    Ont eu des attitudes qui les déshonorent !

     Sur la pointe des pieds… Je pars !

     

     L*B.


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  •   Partir, c'est ranger un peu.” 

    Alain Rémond

      

    Partir…

    Partir… 

     

     

    Partir sans te dire : Je t’aime !

    Est-ce de l’amour ou de la haine ?

    J’avais tant de choses à te dire,

    Par cet oubli vas-tu me maudire ?

    En amour les montagnes deviennent plaines,

    Quand les deux cœurs battent en harmonie ;

    Mais, l’amour se fragilise et devient porcelaine,

    Quand l’un des deux s’adonne à l’hégémonie.

    Oui, je pars pour ce long voyage, vers le néant,

    Avec en bagages trop de souvenirs affligeants.

    Mes regrets restent à la consigne des certitudes.

    J’emporte la clé. Je te laisse à tes platitudes.

    Partir sans te dire : Je t’aime !

    Est-ce de l’amour ou de la haine ?

    J’avais tant de choses à te dire,

    Par cet oubli, sauras-tu te repentir ?

     

    L*B.

     


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  • Où je vais

     

    Où je vais…

    Où je vais, on n'en revient pas !

    Même si tu oses suivre mes pas,

    Ton chemin ne sera pas le même,

    Car nul caillou blanc, je ne sème.

    Où je vais, on n'en revient pas !

    Perdu sans étoile, sans compas,

    Au pays des rêves, sans cicérone,

    Je voyage parmi mes neurones.

    Où je vais, on n'en revient pas !

    Partagé entre la vie et le trépas,

    Mille soleils brillent sous la voûte

    Ne laissant ni vérité ni doute.

    Où je vais, on n’en revient pas !

    Je piège ta lumière de faux appâts

    Passant de la séduction fabuliste

    Aux douces mouvances surréalistes.

     

    L*B.


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  • Ma muse, Angeline.

     

    Ma muse, Angeline.

    Je veux écrire ; mais sans idée,

    Le papier reste blanc, sinistre.

    Là, sans ma muse je suis triste.

    Où est donc cette dévergondée ?

    Suis-je le papillon sans fleur ?

    Suis-je le pinceau sans couleur ?

    Reviens ma muse pour écrire

    Les jolis mots pleins de sourire.

    Toi qui parfois tenais ma plume,

    Chante-moi l’eau, le vent, l’écume.

    Souffle-moi encor ta poésie,

    Toi qui connais le sens de la vie.

    Quel est ici ce doux silence

    Qui emplit mon esprit et mon cœur ?

    Je pardonne son absence

    Ma muse reviendra vainqueur.

     

    L*B.

     


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  • « Le comble du poète c'est d'être inspiré sans pour autant avoir de muse ! »

    Fabien Blanchot 

     

    Angeline.

     

    Angeline

     

     

    Angeline, m’étonnera toujours…

    Voilà… ma poétesse est de retour !

     

    Qu’il est doux de lire à l’unisson,

    Ce bonheur retrouvé en pleine raison.

    Quand les cris durent,

    Il faut donc que l’écriture

    Soigne en souplesse

    Ce qui nous met en détresse.

    La page blanche reste le miroir

    Et de nos matins et de nos soirs…

    La chatouiller par quelques lignes

    Est toujours un bien beau signe.

    C’est le signe de droit… au bonheur !

     

    Il nous faut jeter l’encre et versifier,

    En restant à l’écoute de nos cœurs

    Toujours maîtres de nos cent papiers !

     

    L*B.

     


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