• Mon Chêne. 

    Chêne.

     

    « Quel est ton âge ? »

    Son feuillage se gonfle du vent léger…

    « Sans doute, n’as-tu pas de nom ! Non ? »

    Et la bise se retire poliment sans bruit…

     

    Un matin d’été, ma route passait à ses pieds.

    Sac à terre, assis sur ses racines, j’ai levé la tête.

    Majestueusement, noblement, dignement,

    Le chêne a ouvert mon cœur : amour d’un arbre !

    Il m’a salué, à sa façon, lentement, docilement,

    Dans le souffle d’un air frais.

    De son volume, de sa puissance, de sa force végétale,

    Il en a fait un édredon, soyeux, doux et léger.

    J’y ai posé mes yeux et mon cœur,

    Alors que ma raison sévère, depuis trop longtemps,

    Criait à l’imposture, au délire, au martyre !

    Sentant mes contradictions, ma guerre intime,

    Mon chêne par moult révérences m’a encouragé.

    Une amitié bizarre s’est installée entre nous.

    J’ai alors entendu le silence de la nature,

    J’ai ressenti l’onde terrestre, sa puissance médiatrice

    S’alliant à celle du ciel, à la beauté, à l’harmonie…

    « Quel est ton âge ? »

    Son feuillage se gonfle du vent léger…

     

    L*B.

     


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  • La fleur des mâles

     

    La fleur des mâles

     

    J’ai posé mon regard sur une fleur

    Léger comme un papillon sans peur

    Elle a doucement fléchi sa corolle

    Touchée par cette grâce frivole

    Salut à toi ô homme tout puissant

    Vas-tu me cueillir dans l’instant

    Ou me laisser vivre ma courte destinée

    Dans ton Éden lieu d’amours jardinées

    Fleur ta beauté me parle au cœur

    Comme les jolies femmes tes sœurs

    Que tes parfums enivrent longtemps

    Jardins montagnes plaines et champs

    En moi je ne pris que ce souvenir coquin

    Laissant ma belle aux regards des libertins

     

    L*B.


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  • Flandre

     

    Flandre

     

    Tu n’es pas le pays de mon enfance

    Te connaître tôt ne fut pas ma chance

    Au temps de la sagesse

    Je t’ai rencontrée au hasard du parcours

    Séduis tu fis de moi un pèlerin sans retour

    Au temps de l’allégresse

     

    A jamais tu m’as mis au centre de ton horizon circulaire

    Où je reste en communion avec tes peintres de génie

    Quand ton ciel s’illumine aux nuances fines et claires

    Je voudrais te rendre hommage avec cette modeste poésie

     

    J’ai rencontré les filles et les fils de Flandre

    Au cœur droit à l’âme fidèle et tendre

    Héritage de cette terre glaise travaillée à l’envi

    Ici l’amitié est un partage un partage pour la vie

     

    De l’humus à l’humeur de toi je veux tout apprendre

    De l’histoire de tes moulins ailés pour me surprendre

    De ta mémoire tracée aux champs par tes chapelles d’antan

    Du houblon doré parfumant à la ronde nos quatre vents

     

    Les beffrois et les géants constituent des repères

    Pour passer hardiment du sol plat aux hautes sphères

    L’Église est encore le centre de la pensée divine

    Heureux pays où l’Esprit saint joyeusement domine

     

    Flandre

    L*B.

      


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  • De la Rose à la Croix

    De la Rose à la Croix

     

    Une rose pleure en fin de nuit,

    La mort la touche, la vie s’enfuit.

    La perle de rosée sur la fleur triste

    Gonfle comme une larme fataliste.

    Là-haut, tombant du fond de l’univers,

    Un morceau d’étoile, morceau de lumière,

    Vif et brillant, dans un mystère,

    Féconde la goutte d’eau sans manière.

    La rose sous le poids plie et tressaille ;

    La vie naît et bouge dans ses entrailles.

    Fait à l’image du Dieu cosmique,

    L’Homme transparent se lève.

    Les mains nues, sans glaive,

    Il va vers l’humanité satanique.

    Trop pur aux regards des possédants,

    L’homme nouveau, dans sa solitude,

    Ne peut intéresser les tristes passants,

    Orgueilleux et fiers dans leurs certitudes.

    Lecteur privilégié de ces lignes

    Cherche cet homme et ses signes.

    Peut-être est-il auprès de toi,

    Celui qui un jour porta la croix.

     

    L*B. 


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  • De la limace à l’homme. 

    De la limace à l’homme.

     

    La limace grimace,

    Sur sa trace.

    L’escargot a chaud,

    Sous sa coquille.

    L’anguille frétille

    Au fond de l’eau.

    La pie, ici,

    Renie son nid.

    La souris sourit

    Au chat chasseur.

    L’homme assomme

    Son frère, sa sœur.

     L*B. 


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  • Nuage noir.

    Nuage noir.

     

    Le champ de blé en herbe,

    S’installe devant moi.

    Je perds vite de ma superbe,

    La nature me laisse pantois.

     

    Un vent léger frôle les brindilles,

    Tandis que là-haut le soleil brille.

    En mai, les douceurs du printemps

    Maîtrisent les pulsions du temps.

     

    L’oiseau monte de gamme en gamme.

    Sur le sentier ami, le promeneur,

    Lent, retrouve la jeunesse de son âme.

    La douce saison colore son cœur.

     

    Soudain plane un nuage noir.

    Rapide, il avance trop vite le soir.

    Le blé, l’oiseau, le promeneur s’inquiètent,

    Le déluge est-il au dessus de leur tête ?

     

    Mais le nuage noir passe rapide,

    Ne laissant sur son passage

    Qu’un souvenir où le plus sage

    Médite sur les inquiétudes stupides.

     

    L*B.


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  • Lune

     

    Tu luis ?

    Là-bas, derrière la dune,

    Vite, Madame la Lune

    Légère comme une plume

    Efface-moi la brume.

    Tu éclaires, éclaires,

    La clairière.

    Tu ouvres tes paupières

    De lumière.

    Madame la Lune,

    Sans rancune,

    Grâce à toi,

    Dans ce bois,

    Derrière la dune,

    Je cherche fortune,

    La nuit !

     

    L*B.


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  • Rencontre avec Mina.

     

    Rencontre avec Mina.

    Je la croise

    Elle me toise

    Un regard, le silence

    L'évidence.

    Elle avance

    Notre chance.

    J'entre dans sa vie,

    Elle m'a choisi.

    Je lui efface ses malheurs

    Elle me donne du bonheur.

    L'alliance est conclue,

    N'en parlons plus.

    Elle ronronne,

    Elle se donne.

    Je la caresse,

    Loin est sa détresse.

    Fidèle en amitié

    Notre destin est scellée.

    Fait l'un pour l'autre,

    Le félin est bon apôtre.

    Mina,

    Est dans mes bras.

    Rencontre avec Mina.

     

    L*B.


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  •   Le chat vagabond…

    Le chat vagabond

      

     

    Je n'ai pas de maison,

    Personne ne connaît mon nom,

    Je suis un chat vagabond,

    L'amour de Jeanneton.

    Aucun dressage à mon encontre,

    Seulement une belle rencontre,

    Où mon Amour animal et philanthrope

    Ridiculise tous les misanthropes !

    Je n'ai pas de maison,

    Personne ne connaît mon nom,

    Je suis un chat vagabond,

    L'amour de Jeanneton.

    A l'homme et a ses passions,

    J'oppose un doux ronron.

    Insoumis à ses bavardages,

    De lui ou moi, qui est le Sage ?

    Je n'ai pas de maison,

    Personne ne connaît mon nom,

    Je suis un chat vagabond,

    L'amour de Jeanneton.

     

      L*B.


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  • Frater-animalité !

     

    Frater-animalité !

    On n'avait pas le même sang.
    On ne mangeait pas à la même table.
    On ne parlait pas la même langue
    On n'avait pas les mêmes intérêts.
    Pourtant tu étais mon frère !
    On dormait dans la même pièce.
    On jouait souvent de concert.
    On craignait le même mauvais temps.
    On était tous deux curieux de tout.
    Car tu étais mon frère.
    Ça nous donnait un air complice,
    Honnête et sans façon,
    Accordé sur toute la ligne,
    Toi et moi, nous nous aimions.
    Comme deux frères !

    A Spirou - mon chat aimé - parti trop tôt.
    25-01-2011.

    Frater-animalité !

      Frater-animalité !  Frater-animalité !

    Frater-animalité !

     

    Léo – Biot -

     


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  • Chat-chat-chat

    Chat-chat-chat

     

    Félin de la queue à la tête

    La patte agile l'œil en fête

    Il s'avance vers sa proie

    Sans humeur sans émoi

     

    Il s'arrête hume et reprend

    Sa marche mortelle tactique

    Son corps ondule élastique

    Et le poil s'hérisse véhément

     

    Avant le saut avant le bond

    Son regard en fer de lance

    Parcourt l'espace en silence

    Sur l'oisillon déjà moribond

     

    Il ignore son geste son crime

    Sans remord pour sa victime

    Programmé comme une belle mécanique

    Le cha-cha-cha ne se joue qu'en musique

     

    L*B.


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